mercredi 11 septembre 2013

Road-trip Afrique du Sud - jour 12: le parc Kruger, de Skukuza à Olifants

Je sens que je vais encore me faire engueuler par certains, mais cette fois, je vous la fais courte.
Déjà parce qu’il n’y a rien de plus fastidieux que d’expliquer ce que les photos racontent bien mieux que n’importe quelle parole, fût-elle aussi spirituelle et drôle que la mienne.
Aussi parce qu’on vous l’a déjà dit, mais on est ici dans un parc immense, où l’on roule et roule, de piste en piste, à la rencontre qu’on espère la plus spectaculaire et imprévue possible.
Des fois ça se passe comme dans un rêve, et d’autres fois non.
Disons que les jours passant, on a tendance à s’embrouiller et à ne plus se souvenir exactement où et quoi et quand.

Ce jour-là donc, après une soirée folle (voir le récit de la journée précédente), on quitte Skukuza et le sud du parc pour le plein centre, direction Olifants.
Sur notre route, on rencontre encore des tonnes de bêbêtes, blablabla (cf. photos plus bas).

Les anecdotes du jour (avouez que vous n’attendez que ça).
Faut déjà qu’on parle un peu des fever trees, ces arbres plus que courants, omniprésents, qui donnent des suées (admirez le jeu de mots) à Géraldine.
Leur vrai nom, c’est Acacia xanthophloea. Ils ont des épines d’une taille effrayante et prennent un malin plaisir à pousser le long des routes. Ce qui fait qu’on risque à tout moment de rayer gentiment la caisse ou (encore mieux) de crever un pneu sur une branche tombée au sol. Ceci pour expliquer ce qui me vaut les « A droiiiiiite à droiiiiiite » semi-hystériques de mon co-pilote.
Ah, et pour ajouter à la paranoia ambiante et précédemment développée, ces arbres tiennent leur nom de ? Ben leur présence dans les zones impaludées, évidemment. Haha, quelle ironie.

Rayon nouveautés, outre la vision irrésistible de girafes qui tentent de boire un coup, notre premier baobab, (la limite sud de leur présence a été franchie), un bateleur, immense oiseau (un de plus) donnant son nom à l’un des camps du Kruger mais pas évident à voir ailleurs que dans le ciel, et notre première hyène. Une belle feignasse, tiens, ça fait rien qu’à siester et à bailler.
Dans le genre qu’aime pas trop se fatiguer, l’outarde kori cherche l’ombre comme si sa vie en dépendait.
Autre oiseau extraordinaire, le Jabiru, très grosse cigogne au bec rouge jaune et noir. Assez classe.
Bon, voilà, on a bien roulé, on n’est pas encore blasé, contrairement à ce que vous pourriez croire en me lisant, et on arrive en fin de journée à Olifants, camp réputé comme le plus joli du parc car surplombant un coude de la rivière du même nom. Et ouais.
Effectivement, c’est très beau, il y a plein de gens sur l’observatoire qui regardent les animaux (assez rares pourtant) qui boivent plus bas.
On est couvert, la nuit approchant, non pas à cause de la température mais plutôt en prévention de l’assaut des …enfin…vous voyez quoi. Et justement, notre sang se glace à la vue de nuées de moustiques qui s’agitent sous nos yeux. On décide donc de ne pas faire long feu.
Géraldine me lâche 5 minutes, je l’attends à proximité et là, c’est l’envol de la patrouille d’Afrique du Sud. Des dizaines de chauve-souris en vol rasant, qui se dirigent comme une seule vers leur repas du soir (lesdits moustiques, si vous suivez).
Notre chalet est moins joli que le précédent, on a droit, curiosité à un frigo situé à l’extérieur, sur la terrasse, mais dans une cage, pour éviter non les moustiques mais ces foutus singes.
Le restaurant est nettement moins typique que la veille et assez dégueulasse pour être absolument franc. On regarde ébahi des gens envisager sérieusement de manger en terrasse alors que la nuit est tombée (paranoia) et on regarde une Italienne plus prudente pourtant commencer à battre l’air de ses bras pour chasser les nuisibles. Elle a l’air aussi obsédée que nous, d’une certaine façon, ça crée un genre de connivence entre nous.
Pas autant que celle qu’essaient d’initier un couple de jeunes allemands, qui ont l’air de nous trouver irrésistiblement drôles ou alors très à leur goût, à en juger l’insistance avec laquelle ils nous observent.
En retour, on ne peut s’empêcher de se marrer tellement c’est grotesque.
Je vous épargne notre rituel de badigeonnage pré-endormissement. A demain.




Bateleur qui regarde perplexe un caca


Rollier à longs brins. Je ne m'en lasse pas, de celui-ci.


Jabiru d'Afrique


notre premier baobab


Huppe fasciée (putain, ils ont de ces noms, quand même)


Milan noir



Rose du désert ou Lis des Impalas



Voir une girafe qui boit, c'était un peu un fantasme. On a pas été déçu, c'est trop drôle à observer et on la plaint carrément. On aimerait pas devoir se contorsionner comme ça à chaque fois qu'on veut prendre l'apéro.


Waterbuck


Salut la hyène



Outarde kori cherchant l'ombre. C'est l'oiseau volant le plus lourd du monde, il peut peser jusqu'à 20kg. Ca mesure quand même entre 1,10 m et 1,30m.




Pour illustrer la variété de végétation, là, c'est de la savane pure.


Mon préféré sur un acacia


Y a pas à chier, les zèbres, c'est photogénique, avec leurs belles rayures bien graphiques


Kudu et zèbre, exemple de mélange des espèces herbivores dans un même périmètre, histoire de s'entraider.


Vanneau couronné


Gnou bleu (blue wildebeest). J'aimais bien son attitude.


Outarde houppette



Si quelqu'un a une idée, j'ai pas trouvé la marque de cet oiseau.

7 commentaires:

  1. Cigogne noire non ?
    Toujours très jolies les photos ! Dignes du Nat Geo !

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    1. Merci beaucoup Flo, ça fait vachement plaisir!

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  2. L'oiseau de marque inconnue est une cigogne noire ;-)

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    1. Merci Marine pour l'info! T'es d'accord avec Bicouflex, donc. Vous êtes trop forts!

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  3. Waterbuck : trop mimi
    Rollier à longs brins : je suis d'accord avec toi! beau gosse pour un volatile !
    et Gnou bleu (blue wildebeest): heureusement qu'il a une attitude car il est vraiment moche!
    encore encore encore ...
    Anaïs

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  4. je confirme, il s'agit de la cigogne noire (Ciconia nigra) qui comme sa cousine blanche passe son été en europe et ses hivers en Afrique, tout comme nombre de nos retraités.
    d'ailleurs cette espèce de cigogne, légèrement plus petite que sa cousine blanche, commence à réinvestir son territoire historique qu'étais l'Europe occidentale, dont notamment l'Alsace.

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    1. Merci Fox pour la confirmation et ton message. Comme nous ne sommes pas des spécialistes nous cherchons dans les livres et cela n'est pas toujours évident.
      Merci et bonne semaine. A bientôt sur notre blog

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